Reprenons le discours de Jonathan DAWSON qui nous parle aussi du renouveau culturel. Jonathan DAWSON: “Moins un individu revendique pour lui-même le fruit de son travail, plus le bien-être de la communauté est important; autrement dit, plus il cède ses recettes à ses compagnons de travail et plus ses propres besoins sont satisfaits, non par son travail, mais par celui des autres. Le problème est au moins autant culturel qu’économique. Le concept d’unité dans la diversité est l’une des caractéristiques importantes de l’expérience communautaire. Au lieu de regarder la télévision, les écovillageois ont tendance à se tourner vers des activités locales : les chorales, les concerts, les troupes de théâtre.” Nous pourrions répondre à Jonathan DAWSON que ce qui pourrait fonder l’essence d’un renouveau culturel puise ses sources autant dans nos cultures ancestrales que dans les expressions les plus contemporaines de la pensée.
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En écologie, une approche holiste permet de mieux percevoir les interactions entre les êtres vivants et le reste de l’écosystème dont ils font partie. Un élément ou une entité (molécule, organite, hormone, organe, organisme, superorganisme, population, écosystème, biome etc.) se comprend selon sa position, ses relations et son activité au sein de l’organisme, du paysage ou de la biosphère. Deux principes illustrent le holisme en écologie :
-Changer tout élément affecte à terme le système.
-Changer le système affecte à terme tout élément.
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*L’holisme ontologique est une conception selon laquelle un « tout » (organisme, société, ensemble symbolique) est plus que la somme de ses parties, ou autre qu’elle. Il faut rattacher à cette définition ce que l’on nomme « le principe d’émergence » : un « tout » n’est pas un simple agrégat. À partir d’un certain seuil critique de complexité, les systèmes voient apparaître de nouvelles propriétés, dites propriétés émergentes. Celles-ci deviennent observables lorsqu’elles vont dans le sens d’une auto-organisation nouvelle. De là découle le point de vue selon lequel c’est le tout qui donne sens et valeur à ses parties par la fonction que celles-ci jouent en son sein. C’est cette conception qui est à l’origine du développement des thèses du holisme épistémologique et du holisme méthodologique. Ces thèses rencontrèrent un très vif rejet dans les années 1950 (maccarthysme aux États-Unis) des chercheurs libéraux qui trouvaient cette thèse marxiste. Et depuis, le débat sociologique entre individualisme et holisme est toujours aussi vif.
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*L’ontologie est une branche de la philosophie concernant l’étude de l’être.
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Edgar MORIN: Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né à Paris le 8 juillet 1921, est un sociologue et philosophe français. Il définit sa façon de penser comme « constructiviste » en précisant : «je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ». La morale non complexe obéit à un code binaire bien/mal, juste/injuste. L’éthique complexe conçoit que le bien puisse contenir un mal, le mal un bien, le juste de l’injuste, l’injuste du juste. Toute connaissance (et conscience) qui ne peut concevoir l’individualité, la subjectivité, qui ne peut inclure l’observateur dans son observation, est infirme pour penser tous problèmes, surtout les problèmes éthiques. Elle peut être efficace pour la domination des objets matériels, le contrôle des énergies et les manipulations sur le vivant. Mais elle est devenue myope pour appréhender les réalités humaines et elle devient une menace pour l’avenir humain. il propose Les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, une Conscience planétaire et une Politique de civilisation. Edgar Morin en appelle à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre », véritable conscience planétaire : « C’est en Californie, en 1969-1970, que des amis scientifiques de l’université de Berkeley m’ont éveillé la conscience écologique » rapporte-t-il, avant de s’alarmer : « Trois décennies plus tard, après l’assèchement de la mer d’Aral, la pollution du lac Baïkal, les pluies acides, la catastrophe de Tchernobyl, la contamination des nappes phréatiques, le trou d’ozone dans l’Antarctique, l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, Fukushima l’urgence est plus grande que jamais ».
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En 2007, il est l’auteur de L’An I de l’ère écologique : la Terre dépend de l’homme qui dépend de la Terre. Cette conscience doit s’accompagner pour Edgar Morin d’une nouvelle « politique de civilisation », pour sortir de cet « âge de fer planétaire… préhistoire de l’esprit humain ». Selon l’auteur, une approche transdisciplinaire est indispensable si l’on veut aider les élèves à saisir les problèmes contemporains dans toute leur globalité et leur complexité. Or l’enseignement comme la modernité tendent au contraire à parcelliser et à compartimenter les savoirs, ainsi qu’à autonomiser les techniques à l’égard des préoccupations existentielles et humaines. Morin préconise par conséquent de rassembler des savoirs dispersés dans chaque discipline pour « enseigner la condition humaine et l’identité terrienne », ce qui aurait également pour avantage de développer chez l’élève les facultés de compréhension d’autrui. Plutôt que de réduire l’éducation à la transmission de connaissances établies, dans une conception souvent déterministe de l’évolution des sociétés, il juge préférable d’expliquer ce qu’il appelle « le mode de production des savoirs », ou encore la « connaissance de la connaissance ».
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*Le déterminisme est une notion philosophique selon laquelle chaque événement est déterminé par un principe de causalité.
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S’appuyant sur une vision cosmique de l’aventure humaine, où création et hasards jouent un rôle essentiel, il propose une philosophie de la « condition humaine » qui devrait servir de fondement à « l’identité terrienne » de l’Humanité. Cette identité intègre des préoccupations écologiques et humanistes. Morin, comme autrefois Auguste Comte avec sa religion de l’humanité, envisage donc quelque chose qui ressemble fort au projet d’une philosophie officielle, appelée à constituer le fondement philosophique et pédagogique de l’enseignement à l’échelle mondiale. Edgar Morin a créé en février 2008, l’Institut International de Recherche, Politique de Civilisation à Poitiers, ceci en étroite relation avec l’Espace Mendès-France et avec trois autres fondateurs. Il est allé en juin 2012 au sommet de la Terre dit « Rio+20 » où il s’est demandé dans quelle mesure il serait possible de créer un tribunal moral mondial pour juger les crimes commis contre l’avenir de l’humanité, et en particulier les crimes contre la nature, débat mené notamment avec le sénateur brésilien Cristovam Buarque et les juges Eva Joly et Doudou Diène
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